L'appli mobile siga.care et les produits ultratransformes (Aut)

Les français consommeraient jusqu’à 31% de produits ultratransformés (AUT) dans leur alimentation, tandis que le PNNS 4 recommanderait de baisser cette consommation de 20% par rapport aux chiffres actuels. Les AUT concernent par exemple des chips, des boissons gazeuses, des céréales du petit-déjeuner, des soupes, des frites, des bonbons et chocolats, etc. Ils sont de plus en plus la cible des nutritionnistes, car réputés pour avoir une mauvaise qualité nutritionnelle et contenir trop de sucre, de sel, de mauvais gras et de nombreux additifs. Les études montrent en effet que la consommation importante d’AUT est corrélée à un risque accru de développer des maladies métaboliques : cancers, maladies cardiovasculaires, hypertension, diabète…. La lecture des étiquettes nutritionnelles étant devenue de plus en plus ardue, les français ont du mal à s’y retrouver et faire des bons choix lors de leurs courses.

Pour lutter contre cette tendance, après Nova lancée en 2009, une application proposée par une startup en 2017, Siga, classe les aliments selon l’importance des transformations subies lors de leur fabrication. Elle note de 1 (non transformé) à 7 (ultratransformé à limiter) ; de même elle attribue des médailles d’or et d’argent et trouve des alternatives moins transformées aux produits moins bien notés.

Mais elle ne teste les produits que sur les éléments d’ajouts réalisés et ne tient pas compte du sucre, du sel et du gras initialement présents dans l’aliment, tel un foie gras ou bien des noix de cajou. Pour cette raison, de même que Yuka, Open Food Facts ou Innit, elle ne doit pas bien sûr se substituer au Nutri-Score, lancé en 2017, qui améliore l’information du consommateur.

À ne pas manquer !
Articles récents